Le Sénat a récemment examiné le projet de loi « Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public » (RIPOST) présenté par le Gouvernement comme une réponse à l’exaspération citoyenne face aux désordres du quotidien.
C’est au nom du groupe CRCE-K que la sénatrice Michelle Gréaume s’est exprimée à la tribune dénonçant un texte qui rassemble des phénomènes très différents (rodéos motorisés, rave-parties, usage de stupéfiants) pour justifier un renforcement des outils répressifs.
Ces mesures risquent d’affaiblir encore plus les garanties fondamentales sans pour autant apporter de réponse durable aux causes des troubles qu’elles prétendent combattre.
En effet, comme le souligne la sénatrice, « la sécurité mérite mieux qu’une succession de dispositifs répressifs. Elle suppose des moyens humains, de la prévention, des services publics renforcés et une présence de proximité ».
Comme ce projet de loi n’apporte pas de réponse aux difficultés de fond, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K ont voté contre ce texte.
Projet de loi RIPOST : entre sécurité et libertés publiques
Publié le 3 juin 2026Au nom du groupe CRCE-K, Michelle Gréaume a dénoncé un texte qui privilégie l’affichage sécuritaire au détriment de la prévention, des services publics et des libertés fondamentales.

Sur le même sujet
Au sénat
Dernière vidéo
Philanthropie ou projet politique? Alexandre Basquin interpelle Pierre-Édouard Stérin en commission
En savoir plus
La commission d’enquête sénatoriale, dont Alexandre Basquin est le vice-président, est arrivée ce jeudi 4 juin à un moment clé avec l’audition de Pierre-Édouard Stérin. Pour rappel, cette commission cherche à faire la lumière sur « les mécanismes de financement des politiques publiques par des organisations privées » ainsi que sur les risques « d’influence, d’absence de transparence financière et d’entrave au fonctionnement de la démocratie ». Les sénateurs s’intéressent particulièrement aux investissements de structures privées : fondations, fonds ou associations, dans les domaines démocratiques, culturels ou éducatifs.
Au cœur de leurs interrogations figure notamment son projet « Périclès », porté par le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Édouard Stérin. Durant l’été 2024, le quotidien L’Humanité avait révélé un document stratégique détaillant les ambitions politiques de ce projet. Selon ces révélations, 150 millions d’euros devaient être consacrés à la promotion d’idées d’extrême droite afin de favoriser une victoire de « l’union des droites » lors de prochaines échéances électorales
Exilé en Belgique, opposé à l’avortement et défenseur de la « remigration », Pierre-Édouard Stérin affiche ouvertement ses convictions ultralibérales, traditionalistes et identitaires. L’entrepreneur affirme vouloir « servir et sauver la France » en mettant sa fortune au service de ses idées. Son nom est également associé à la « Nuit du Bien commun », un événement caritatif organisé dans plusieurs villes françaises et régulièrement critiqué par la gauche locale pour son soutien à des associations conservatrices.
C'est justement sur la frontière floue entre ce fonds et le projet idéologique porté par Périclès, qu'Alexandre Basquin a interrogé Pierre-Édouard Stérin : "On pourrait soupçonner certaines passerelles entre votre idéologie et le Fonds du Bien commun", a ainsi souligné le sénateur. "La frontière semble d'autant plus floue que le Fonds du Bien commun soutient des projets culturels qui portent une vision du roman national qui pourrait s'apparenter à de l'idéologie. (...) Qu'est-ce qui différencie strictement votre projet politique de votre projet philanthropique ?", a interrogé Alexandre Basquin. Pierre-Édouard Stérin a répondu que les ambitions de Périclès et du Fonds du Bien commun était très différentes et qu'il n'y avait jamais eu de caractère politique donné aux actions du Fonds du Bien commun.
Lire la suite
Replier